Mise au normes ERMTS/ETCS, nouveaux retards : 7 propositions au Président de la région Grand-Est

Depuis mercredi, certaines informations laissant penser que le calendrier de l’équipement des 25 rames TER2N NG du TER Grand-Est circulant sur notre ligne pourrait connaitre un retard encore plus conséquent, nous sont parvenues.

Nos investigations à ce sujet étant toujours en cours, nous de pouvons pas vous donner plus d’éléments. Ce point fera sans aucune doute l’objet d’un article plus détaillé à venir.

Indépendamment de cela, nous avons écrit aujourd’hui au Président de la région Grand-Est, Monsieur Jean Rottner, pour lui faire part de propositions concrètes, et lui demander d’agir, pour réduire les effets négatifs de l’interdiction de circulation des trains non équipés à partir du 1er janvier 2020 (et des conséquences sur la disponibilité de nos trains dès la rentrée de septembre 2019).

Lettre-au-Président-de-région-Grand-Est-140619

Travaux d’été des CFL, entre Bettembourg et Luxembourg

Comme vous le savez sans doute déjà, cette année encore, des travaux importants auront lieu sur le réseau des CFL, entre Bettembourg et Luxembourg. Ces travaux vont conduire à la fermeture de la ligne sur ce tronçon, durant l’été.

On devrait apprendre officiellement les dates par le biais d’un communiqué de presse des CFL dans le courant de la journée, mais à toutes fins utiles, on vous rappelle notre article sur le sujet, paru le mois dernier:

Désagréments d’été

Equipement ERTMS/ETCS: Chronique d’un fiasco (pourtant) annoncé !

Depuis quelques mois, nous vous parlons des problèmes à venir pour nos trajets quotidiens, en raison du retard pris dans l’équipement ERTMS/ETCS des 25 rames de TER Grand-Est affectées à notre ligne, et de l’avancement de la date limite à partir de laquelle les trains non équipés auront interdiction de circuler au Grand-Duché, au 1er janvier 2020.

Un article plutôt bien documenté, paru vendredi dans le Républicain Lorrain a donné suite à d’autres articles, comportant des inexactitudes, dans la presse luxembourgeoise.

Tous mentionnent un fait indiscutable :

À partir du 1er janvier 2020, seule la moitié des TER de la SNCF seront autorisés à franchir la frontière, obligeant les personnes empruntant le train vers Luxembourg, entre Nancy et Thionville, à changer de train dans cette gare !

Pour y voir plus clair, nous vous proposons de relater ci-dessous, les événements qui ont conduit à la situation que nous nous apprêtons à connaitre, et leurs conséquences prévisibles:

  • Comment a-t-on pu en arriver là ?
  • Quelles sont les raisons de cette situation ?
  • Pourquoi n’a-t-on pas fait le nécessaire pour éviter celle-ci ?
  • Quelles conséquences cela aura-t-il sur nos trajets ?
  • Concrètement, quels changements peut-on craindre jusqu’au et à partir du 1er janvier 2020 ?

L’ERTMS/ETCS et le TER Lorraine/Grand-Est, une longue histoire

  • De manière très schématique, cette norme européenne permet la communication en temps réel, entre les trains, la signalisation et les postes de contrôle en utilisant les mêmes protocoles dans tous les pays. Il a été pensé en prenant en compte naturellement l’expérience acquise durant l’analyse des accidents ferroviaires passés.
  • Il rend en théorie impossible toute collision entre deux trains, suite à un problème technique ou une erreur humaine, ou une conjugaison de ces facteurs.
  • C’est donc avant tout UN SYSTÈME DE SÉCURITÉ très important !
  • Au cours de cette période, l’état luxembourgeois demande à la SNCF d’équiper tous ses trains avant juin 2017.
  • En novembre 2006, dans le cadre des négociations d’État à État pour la desserte de Luxembourg par le TGV, la France demande aux autorités luxembourgeoises la prorogation du système de sécurité alors en service, le « Memor II+« . Les français obtiennent une prorogation jusqu’au 30 juin 2021, tout en s’engageant à équiper les TER…
  • Le coût de l’équipement des 25 rames bleues à 2 étages « TER 2N NG » circulant sur notre ligne s’élève à un peu moins de 28 M€. Or, depuis la loi dite « SRU » de 2002 la responsabilité des trains régionaux, et donc leur financement a été transféré de l’État aux Régions.
  • Affirmant avoir été avisé seulement en 2012, de l’échéance à venir et de la menace de voir les TER Lorraine circuler au Grand-Duché de Luxembourg, l’ancien président de Région Lorraine, J.P. Masseret a toujours refusé de payer la facture, arguant que, « s’agissant d’une décision de Paris (du gouvernement français), en application d’une recommandation européenne, c’était à Paris de payer... ». À ce propos, il faut savoir que suite à l’accident de Zouftgen en 2006, le ministre français des finances de l’époque s’était engagé en 2007, à régler la note. Malheureusement, en 2012, les responsables politiques avaient changé et le président de région reçut une fin de non-recevoir, suite à quoi toute l’affaire est « balayée sous le tapis« .

Ça va, vous suivez jusque-là ? Oui, alors on continue…

  • Au 1er janvier 2016, suite à la réforme territoriale, la Région Grand-Est (RGE), se substitue en tant qu’Autorité Organisatrice des Transports, responsable notamment des TER entre Nancy et Luxembourg, à l’ancienne Région Lorraine.
  • En emménageant dans son nouveau bureau, son président Philippe Richert, fraîchement élu, découvre avec stupeur, caché sous le tapis, le « pot de pus » laissé par son prédécesseur. Il se saisit du dossier et en quelques mois, le financement est trouvé, et les décisions politiques nécessaires sont prises par la nouvelle assemblée régionale. On va pouvoir enfin équiper les « Metrolor » en ERTMS/ETCS !

Tout va bien à lors ? Ben non, malheureusement:

  • À partir du moment où l’argent est débloqué, le plan d’action de la SNCF estime , qu’il faut environ 60 mois pour créer deux rames prototypes, les faire homologuer puis équiper les 25 rames, et former les conducteurs au nouveau système. Tout cela nous amène donc grosso-modo à juin-juillet 2020.
  • Le 14 février 2017 se produit l’événement dramatique dont nous nous souvenons tous. Nous parlons bien entendu de l’accident ferroviaire de Dudelange, qui a coûté la vie à un cheminot luxembourgeois, et causé deux autres blessés, et dans lequel un train de marchandises et un TER CFL sont entrés en collision frontale, heureusement hors heure de pointe…
  • Une enquête judiciaire et une enquête technique sont ouvertes, pour faire la lumière sur les circonstances de l’accident.
  • Dès le 16 février, la direction des CFL déclare que « le système de sécurité MEMOR II+ pourrait ne pas avoir fonctionné correctement, et que si l’ETCS avait été actif, l’accident aurait sans doute pu être évité« .
  • Arrivé en octobre 2017, le nouveau président de la région Grand-Est, Jean Rottner reprend à son compte le dossier de l’ETCS et s’y investit avec beaucoup d’énergie.
  • C’est sans surprise que le rapport d’étape délivré le 19 février 2018 par l’Administration des Enquêtes Techniques du Ministère luxembourgeois du Développement Durable et des Infrastructures (MDDI), Département des transports, conclut à la nécessité de se conformer au plus vite à la norme ETCS, poussant l’Administration des Chemins de Fer (ACF, autorité ferroviaire en charge de la sécurité du réseau ferroviaire luxembourgeois), à « avancer la date butoir au 31 décembre 2019, en ce qui concerne l’obligation de circuler au Luxembourg avec le système de sécurité ETCS« .
  • Cette préconisation est reprise par l’ACF, dans son rapport annuel 2017 (page 21, point 2, « Recommandation LU-CF-2017-002 »)
  • Suite à cette accélération soudaine du calendrier, la Région Grand-Est décide d’accélérer le programme d’équipement des trains français, en envoyant simultanément non pas deux mais quatre rames de 330 places, dans les ateliers de la SNCF à St Pierre des Corps (Indre et Loire), ce qui conduit SNCF à programmer des ruptures de charge à Thionville, dès le 1er avril 2019 pour un premier train, puis progressivement pour d’autres, d’ici la fin de l’année.
  • Malgré cela, seules 12 rames sur 25 seront équipées de l’ETCS au 31 décembre 2019, et pourront circuler au Luxembourg, à partir du 1er janvier 2020 selon le planning envisagé.
  • Entre temps, le président de Région, et la ministre française des transports Elisabeth Borne sont intervenus à plusieurs reprises auprès des autorités luxembourgeoises, pour obtenir une ultime prorogation jusqu’en juin-juillet 2020, le temps nécessaire d’achever les travaux d’équipement sans réponse officielle dues autorités luxembourgeoises à ce jour !
  • Or, interrogé dans une interview au Républicain Lorrain publiée le samedi 25 mai, nous apprenons de la voix de Marc Ostreicher, directeur de l’ACF, que  » Le 1er janvier 2020, plus aucun train non équipé du système de sécurité ERTMS ne circulera sur son réseau« . Il déclare à titre subsidiaire que « Si un accident est déjà arrivé en 2017, c’est que cela peut se reproduire. Surtout qu’il s’agit de
    la ligne où les risques sont les plus élevés » , confirmant de fait les inquiétudes dont nous faisions état dès l’accident, tout comme les cheminots français, quant à la sécurité des circulations sous MEMOR II+…
  • Dernier rebondissement, dans cette histoire qui prêterait presque à sourire, si elle n’était pas franchement à pleurer : La SNCF et le président de RGE n’ont pas été informés officiellement de la décision de l’ACF !

Voilà pour l’historique !

Quelles conséquences ?

  • Pour l’instant seul le TER 88570/1 au départ de Nancy à 7h50 est concerné. À partir de Thionville, les voyageurs du train ont 5 minutes pour changer de rame pour emprunter le train 88 571, arrivant à 9h22 à Luxembourg.
  • À partir de fin août, trois autres trains seront concernés, dont certains dans le sens Luxembourg – Thionville.
  • À partir du 1er janvier 2020, seules 12 rames SNCF devraient être équipées et autorisées à circuler sur le réseau luxembourgeois. A ces 12 rames s’ajoutent les 4 rames mise quotidiennement à disposition par les CFL, dans le cadre de la convention TER.
  • Le Ministre Luxembourgeois semble avoir indiqué que les CFL pourraient « aider la SNCF en envoyant des trains à Thionville ». Néanmoins, il faut bien garder à l’esprit que les CFL utilisent déjà énormément le seul type de matériel qui est apte à circuler à la fois en France et au Luxembourg.

On peut donc supposer que :

  • Les rames disponibles, homologuées à la fois en France et au Luxembourg, qu’elles soient CFL ou SNCF, feront la navette entre Thionville et Luxembourg,
  • Que cette tension sur le parc créera des problèmes conséquents au moindre imprévu (pannes, etc.) ;
  • Que seule une petite partie de trains directs demeurera au-delà de Thionville. Mais il est trop tôt pour savoir exactement le ratio pour l’instant, puisque tout le plan de roulement sur le sillon lorrain devra être revu.

De ce fait :

  • Le cadencement, mis en place depuis avril 2016, risque d’être fortement perturbé, du fait du changement de roulement.
  • Les temps de trajet du matin devraient être raisonnablement affectés étant donné que les retards importants n’arrivent généralement qu’une fois Thionville passé.
  • Pour le soir, des perturbations importantes sont à prévoir, vu d’une part les importants problèmes de capacité de la gare de Luxembourg et les nombreux incidents affectant les équipements de voie vieillissants entre Howald, Bettembourg et la frontière.

Conclusion :

Complexité technique ou administrative, souci d’économie poussé jusqu’au ridicule, ignorance ou laxisme des décideurs politiques, querelles politiques régionales et internationales ont conduit à un paradoxe incroyable: deux des états fondateurs de l’Union Européenne, s’avèrent incapables de se mettre d’accord, sur un sujet qui touche quotidiennement des milliers de citoyens, alors qu’il aurait pu/dû être réglé assez facilement, il y a bien longtemps. Voilà un bien triste constat, au lendemain d’élections qui ont montré à tous à quel point l’équilibre acquis était fragile…

Plus concrètement de nombreuses crises de nerf nous attendent donc d’ici au moins l’été 2020. Celles-ci s’ajouteront à d’autres, plus habituelles provoquées par les travaux de modernisation du réseau CFL,  la gestion des circulations sur le territoire luxembourgeois, les encombrements en gare, les dérangements d’installations en tous genres, etc, etc, etc…

Depuis plusieurs mois, notre association travaille avec la SNCF et le président de Région sur ce dossier pour essayer de trouver des solutions viables, susceptibles d’atténuer les effets de cette situation difficile, et nous allons continuer à le faire au cours des semaines prochaines. Notre objectif est maintenant de pousser les CFL et le gouvernement luxembourgeois à entrer enfin dans cette concertation, même si pour l’instant, force est de constater que le dialogue est difficile, et qu’on en est encore à se renvoyer les responsabilités d’un côté à l’autre…

Cela doit changer, et pour cela, nous avons besoin de vous !

Paradoxalement, malgré une situation de plus en plus dégradée on ne peut que constater une apathie généralisée sur les quais et dans les trains, et alors même que beaucoup se plaignent sur les réseaux sociaux, on ne constate aucun mouvement d’ampleur, face à des faits pourtant potentiellement révoltants.

Si l’on peut comprendre que les perturbations incessantes conduisent à une lassitude, et que cette lassitude conduit au désintérêt et à la passivité, il nous semble important de rappeler que nous, les usagers, principaux concernés, nous avons les moyens de faire face à cette situation, en essayant de ne pas la subir, en nous unissant pour proposer des solutions, de nouvelles idées.

Ne l’oubliez pas, c’est nous qui avons le pouvoir de forcer le changement, en faisant savoir, ensemble, que nous voulons plus d’écoute, plus d’implication bref,  plus de respect !

Une pétition pour réclamer une loi obligeant les CFL à mettre en place des mesures de substitution, en cas d’interruption de circulation sur son réseau !

Une pétition publique a été déposée devant la commission des pétitions de la chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg, suite a des incidents qui se sont produits sur le réseau CFL, le vendredi 8 février.

Le train de 18h20 depuis la gare de Pfaffenthal-Kirchberg vers Ettelbruck et Gouvy a dû s’arrêter à Kautenbach à cause d’un train tombé en panne sur une section à voie unique entre Kautenbach et Wilwerwiltz.


Le contrôleur, après avoir contacté sa direction, reçut pour instruction « d’informer les voyageurs qu’il n’y aurait plus de trains vers Troisvierges et pas non plus d’autobus de substitution, avant de demander aux passagers de contacter leur famille ou des amis, pour que ceux-ci viennent les chercher ».

La pétition, qui peut être signée jusqu’au 17 avril 2019, est accessible par ce lien:
https://chd.lu/wps/portal/public/Accueil/TravailALaChambre/Petitions/RoleDesPetitions?action=doPetitionDetail&id=1490

Individualisme, incivilités = Carton rouge !

On est tous d’accord pour dire que nos conditions de voyage deviennent de plus en plus pénibles chaque jour. Les principaux responsables sont pour tous, la SNCF, les CFL, les décideurs politiques, etc. (dans cet ordre là, ou dans un autre…).

Mais vous êtes vous déjà posé la question : « Est ce que moi-même, par mes actions et mon comportement, je ne contribue pas un peu au désordre et à la mauvaise ambiance générale sur cette ligne ?« 

Je vais vous donner quelques exemples:

  • Sachant que le train que je prends tous les jours est systématiquement plein comme un œuf, est il raisonnable d’occuper 2, voire 3 sièges, avec mes sacs, et d’attendre que l’on me le demande pour libérer un siège ainsi occupé ?
  • Sachant que tout le monde descendra de toute façon du train, est il nécessaire de pousser mes voisins, pour sortir avant eux, et me retrouver de toute façon, bloqué dans les escaliers du souterrain 10 mètres plus loin ?
  • Mes voisins sont ils réellement intéressés par la conversation téléphonique que j’ai avec ma copine/ma mère/mon manager/etc… ?
  • Est ce que ça dérange si, juste pour gagner quelques secondes, parce qu’il y a un peu de monde dans l’escalier, j’appuie sur le bouton « d’arrêt d’urgence » de l’escalator adjacent (qui, comme son nom l’indique est conçu pour monter, et notamment pour permettre à des personnes ayant des difficultés à monter un escalier de rejoindre le quai) ?

Tous ces petits travers, pris isolément, paraissent anodins. Mais en fait, ils ont de graves conséquences: Nous sommes très nombreux dans nos trains, et plus nous sommes nombreux, plus il y a des comportement inadéquats individuels, qui finissent par s’additionner les uns aux autres, et qui par l’énervement justifié qu’ils provoquent, ajoutent de la méfiance et de l’hostilité mutuelle, là où existe déjà un climat de tension et d’exaspération lié à l’aggravation constante de nos conditions de transport !

« Charité bien ordonnée commence par soi même« 

Nous sommes tous embarquées dans le même train, face aux mêmes problèmes, ce dont nous nous plaignons quotidiennement.

Alors de grâce, évitons d’en rajouter, et cessons de nous comporter comme si on était seuls au monde, et s’il vous plait, accordons un peu plus de considération à nos compagnons de voyage/infortune !

La FNAUT Grand-Est demande le report des nouvelles règles de tarification à bord !

En tant qu’association membre de la FNAUT Grand-Est, l’AVTERML se joint à cette dernière pour demander à la région Grand-Est, et à SNCF, de surseoir à la mise en place programmée des nouvelles règles de tarification à bord (Cf notre article précédent) qui doivent entrer en vigueur au 20 mars prochain, sans que tous les outils nécessaires à leur juste application n’aient été mis en place, ni par l’entreprise ferroviaire, ni par l’autorité organisatrice.

Ci dessous, le communiqué de la FNAUT:

FNAUT-Grand-Est-communiqué-vente-à-bord

Nouvelles règles de tarification à bord à partir du 20 mars 2019

SNCF et Région Grand-Est ont décidé sans réelle concertation avec les associations d’usagers (si ce n’est une réunion d’information en novembre dernier) de modifier les règles de tarification à bord, à compter du mercredi 20 mars prochain.

Si l’objectif affiché est de lutter contre la fraude, ce qui est louable, force est de constater que ce sont encore une fois les usagers en règle, qui seront les plus pénalisés:

En effet, les règles se durcissent, et s’il était jusque là possible d’acheter un titre de transport à bord au tarif « Guichet », ce sera désormais impossible, et surtout beaucoup plus cher !
Par exemple, si vous oubliez votre titre de transport, où si l’automate de votre gare est en panne et que vous ne pouvez pas recharger votre abonnement, vous devrez désormais vous acquitter d’un tarif forfaitaire peu avantageux, au lieu du tarif normal.

Pire, là où vous pouviez auparavant régulariser la situation et vous faire rembourser en vous rendant au guichet de la gare la plus proche, il faudra désormais vous adresser par courrier à vos frais, au centre de gestion TER Grand-Est de la SNCF, qui n’a pas toujours brillé par sa réactivité par le passé.

SNCF ente de se dédouaner en évoquant de nouveaux moyens d’acquérir un titre de transport TER: achat par téléphone, « nouveaux partenariats » (entendre les bureaux de tabac…) et même, comble du modernisme, un billet TER digital. Problème: ces nouveaux moyens ne sont pas annoncés avant mai 2019, voire fin 2019, pour le billet digital…

Vous trouverez dans la présentation ci-dessous, les nouvelles modalités de vente à bord qui ont été présentées aux associations d’usagers, lors d’une réunion qui s’est tenue hier soir:

2019.03.14-Réunion-associations-NRR

SNCF présente également ces règles sur son site internet TER Grand-Est

Fil Twitter @TERGrandEst, une évolution devenue nécessaire

Le 8 février dernier nous avons assisté à une réunion de travail avec la SNCF et nos interlocuteurs de la Région Grand-Est.

Cette rencontre avait entre autres pour objet de valider l’évolution planifiée du fil Twitter @TERGrandEst .

Vous avez en effet nombreux à déplorer un certain manque de clarté suite à l’ouverture de ce fil aux autres lignes de la région (ce qui en soit est une très bonne chose !).

Vos remontrances ont été entendues et le fonctionnement du fil sera totalement revu d’ici la fin du mois, pour d’avantage d’interactions, de clarté et une disponibilité accrue pour répondre à vos questions.

Vous trouverez ci-après la présentation vous expliquant en details ce qui change :

SNCF_Twitter-TER-GE-08022019_GT

Pour ceux qui souhaitent visualiser la présentation en plein écran:

Présentation PDF fil twitter TER Grand-Est

Rencontre avec le maire de Metz, Dominique Gros

Suite a la parution de l’article au sujet de l’avenir de la relation France/Luxembourg, dans le Quotidien, le 19 novembre dernier, Monsieur Dominique Gros, maire de Metz* a souhaité mieux connaître notre association.

Le vendredi 4 janvier, nous avions rendez-vous avec l’élu, dans son bureau de la place d’armes à Metz.

Entretien avec Dominique Gros, maire de Metz

L’entretien, cordial, a permis d’exposer au Maire de Metz la situation rencontrée quotidiennement par les usagers du train entre Nancy et Luxembourg, et de présenter les actions menées jusqu’alors par l’AVTERML.

Nous avons ensuite échangé sur les perspectives d’avenir, notamment la nécessaire prise de conscience des plus hautes autorités françaises et luxembourgeoises, quant a une meilleure coordination, et le besoin urgent d’adopter une attitude de co-construction en lieu et place de la situation concurrentielle actuelle (ce qui faisait suite directement à la parution de l’article précité).

Dans ce cadre, nous avons également sollicité le soutien de M. Gros en vue de l’organisation, par notre association, d’un événement dont on vous reparlera d’ici quelques semaines.

A l’issue de notre entrevue Monsieur le Maire de Metz s’est engagé formellement à nous apporter toute l’aide matérielle possible, et nous a assuré de sa disponibilité à l’égard de notre association.

Il s’agit indiscutablement d’une avancée importante pour notre association, M. Gros étant à ce jour le maire de la plus grosse agglomération du sillon lorrain à soutenir ouvertement l’AVTERML !

Nous espérons que dans les semaines et les mois qui viennent, cet appui en entraîne d’autres, et que la dynamique que nous essayons de mettre en place depuis 3 ans se concrétise désormais par des avancées tangibles en matière de mobilité…

*Metz compte environ 8000 travailleurs frontaliers, dont, selon les chiffres dont nous disposons, près de la moitié prend le train. La ville reçoit également un très grand nombre de navetteurs ferroviaires depuis les communes environnantes. C’est l’occasion de répéter que notre association n’est pas une association de frontaliers, mais qu’elle a vocation à défendre les intérêts de tous les voyageurs ferroviaires entre Nancy, Metz, Thionville et Luxembourg !

Bonne et heureuse année 2019 !

2018 restera dans les mémoires des usagers comme une année noire sur le rail entre Nancy et Luxembourg.

Travaux en février, grève larvée entre mars et juin, travaux en juillet/août, puis problèmes de compositions réduites et suppressions de trains, ont mis nos nerfs à rude épreuve…

On va pas se mentir, ce n’est pas encore fini, et il nous faudra encore endurer des perturbations, avant de commencer à voir le produit des efforts consentis de tous cotés, par SNCF et CFL, Région Grand-est et état luxembourgeois, et votre association d’usagers. Même si c’est encore peu perceptible, les choses commencent à bouger, et on peut à terme espérer une réelle amélioration.

C’est dans ce contexte que nous vous adressons nos meilleurs vœux pour la nouvelle année, au cours de laquelle nous poursuivrons les efforts menés depuis 3 ans, pour porter la voix des usagers, la vôtre !